« Le Président Alvaro Uribe ne serait pas le quatre-vingt-quatrième chef de l’État colombien, mais le quatre-vingt-cinquième à occuper cette charge », affirme un article du Nuevo Herald, le quotidien hispanophone de Miami. Selon l’historien et sociologue Orlando Fals Borda – décédé en août dernier – l’historiographie officielle a effacé Juan José Nieto Gil, qui occupa ce poste du 25 janvier au 18 juillet 1861. Général libéral pendant les guerres civiles qui secouèrent la Colombie après son indépendance, il fut aussi le premier grand romancier du pays, avant le prix Nobel Gabriel García Márquez, natif de la côte caraïbe comme lui.
Il subsiste de lui un portrait officiel qui fut envoyé à Paris pour être retouché à la manière « des dirigeants français ». Peu avant sa mort, Orlando Fals Borda affirmait qu’en fait de restauration, « on l’avait blanchi. » Ce n’est qu’après une nouvelle restauration, en 1974, que sa peau a retrouvé sa couleur originelle. (JCR)

un article assez complet sur Juan José Nieto dans El Universal de Cartagena.
http://www.eluniversal.com.co/noticias/20081123/spl_fac_un_presidente_negro_blanqueado_por_la_hi.html