Et de 100… Après une première vague de licenciements en mars dernier, le New York Times vient d’annoncer une nouvelle charette de départs. Ces suppressions d’emploi correspondent à 8 % des effectifs. En 2008, la newsroom de l’un des plus prestigieux journaux US était déjà passée de 1 330 à 1 250 personnes après un premier plan de départ équivalent. Le salaire des journalistes a également été diminué de 5% cette année. C’est Bill Keller, le rédacteur en chef du célèbre quotidien, qui l’a annoncé en personne à la rédaction, après avoir envoyé une note par mail à tous les salariés.
« Si on n’atteint pas 100 départs via le plan, nous serons obligés de procéder à des licenciements. J’espère que ça ne va pas arriver, mais ça reste une possibilité. Je ne vais pas prétendre que ces suppressions ne vont pas alourdir le fardeau de journalistes dont la charge de travail s’est alourdie plus vite que leurs compensations » salariales. Comme vous, j’attends avec impatience le jour où nous pourrons faire notre travail sans avoir à regarder par-dessus notre épaule si une crise économique nous guette. »
Cette énième mauvaise nouvelle pour la presse américaine en général et le New York Times en particulier intervient quelques jours à peine après que la direction du quotidien renonce à la vente d’un autre journal, le Boston Globe, faute d’offres suffisamment intéressantes pour cette publication déficitaire qui appartient aussi la famille Sulzberger. Rappelons que le groupe a contracté un crédit-bail pour une partie de son siège de Manhattan afin de rembourser ses dettes et bénéficie d’un emprunt de 250 millions de dollars de la part du milliardaire mexicain Carlos Slim. En bref, pour garder le Boston Globe, il faut faire des économies. Donc, on vire les journalistes. (MF)


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