Les derniers chiffres de l’OJD espagnol viennent de tomber. Si, dans leur grande majorité, ils reflètent le mauvais état de la presse quotidienne nationale de l’autre côté des Pyrénées, touchée de plein fouet par la crise, un journal tire tout de même son épingle du jeu : Público. Le jeune quotidien de gauche, lancé en septembre 2007 par Mediapro pour concurrencer El País, dépasse pour la première fois de sa toute récente histoire les 80 000 exemplaires vendus par jour au mois de mai. Une progression de +8,1 % par rapport à mai 2008. De tous les grands quotidiens, seul ABC connaît une légère augmentation de ses ventes de +1,8 % pour la même période. Pour les autres, les temps sont très durs. El País est le plus fortement touché, avec -15,5 %, tandis qu’El Mundo recule de -7,1 %. (MF)
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Público a trouver son public
23 juin 2009 · Laisser un commentaire
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Les journalistes ne meurent jamais
27 avril 2009 · Laisser un commentaire
La version espagnole du magazine Esquire met en Une de son dernier numéro Juan Luis Cebrián. Ce nom ne dira sûrement rien à la majorité de nos lecteurs, mais les quelques initiés l’auront reconnu, il s’agit du patron de Prisa, la société qui édite El País. Dans ce numéro dédié en grande partie à la presse, aux nouveaux médias et à l’avenir des journaux, l’homme qui dirige l’un des plus importants groupe de presse d’Espagne (qui connaît de graves difficultés financières dûes à la crise) met l’humain au centre de tout. « Etre journaliste, c’est ce qui peut arriver de mieux au monde », affirme-t-il. Mais il reste plutôt pessimiste pour l’avenir. « Des journaux, je ne sais pas s’il en restera à l’avenir. Mais je suis sûr d’une chose, il restera toujours des journalistes. » Ouf ! (MF)
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Plus de Metro en Espagne
1 février 2009 · Laisser un commentaire
« Metro ne sera plus publié à partir du 30 janvier. » C’est par ces mots lapidaires que la rédaction du quotidien gratuit a appris la fermeture du journal. Une décision radicale, rapide et qui a surpris toute l’équipe. Victime de la crise, Metro avait déjà fermé quelques bureaux en province. Aujourd’hui, rideau pour tout le monde. Sauf dans la région de Valence, où le journal est publié sous licence par une société locale, qui continuera de le sortir. Plus de 80 personnes au chômage, la faute à la chute vertigineuse des investissements publicitaires.Lancé en 2001, Metro était le cinquième quotidien le plus lu en Espagne, avec près de 1,8 millions de lecteurs par jour. (MF)
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Espagne : Fini la fiesta
15 novembre 2008 · Laisser un commentaire
Malgré de beaux succès ces dernières années, le ciel s’assombrit au-dessus de l’économie espagnole. Voilà ce que montre le dossier spécial que The Economist consacre à l’Espagne dans son numéro du 8 novembre. “La fête est finie”, titre l’hebdomadaire britannique en couverture d’un supplément de 20 pages qui fait le point sur “la neuvième économie mondiale”. Les réussites, avec “la légion espagnole”, ces entreprises qui connaissent de très beaux succès à l’étranger (la banque Santander, le groupe NH Hoteles ou les vins de la Rioja, par exemple), mais aussi les problèmes, avec le secteur du BTP, le marché immobilier et la politique de José Luis Rodríguez Zapatero, le chef du gouvernement socialiste réélu en mars dernier.
Michael Reid, le rédacteur en chef qui a coordonné ce dossier, affirme dans son éditorial, intitulé “Le jour d’après”, que l’Espagne est entrée dans une zone de turbulences, mais que “les bases de son économie sont solides et qu’elle a tous les atouts en main pour s’en sortir sans trop de dommages. Après trois décennies de fête, l’Espagne s’est réveillée avec la gueule de bois. La soigner va prendre du temps et demander un certain nombre de changements structurels. Car une génération de jeunes Espagnols a grandi dans l’euphorie et doit aujourd’hui faire face au chômage. Il s’agit là sans aucun doute du test le plus important pour ce pays depuis la fin de la transition démocratique.”
Mais The Economist affirme que, malgré les difficultés, il faudra compter avec l’Espagne dans les prochaines années. “Elle doit faire entendre sa voix”, explique l’hebdomadaire, faisant allusion à la polémique née il y a quelques semaines de la non- invitation de Zapatero au sommet du G20, le 15 novembre à Washington, consacré à la crise. Et le journal prend position en soutenant la présence de l’Espagne à ce sommet [ce qui a été obtenu le 7 novembre]. “Si Zapatero n’a pas été invité dans un premier temps, c’est à cause de l’attitude puérile de George W. Bush, toujours furieux contre le Premier ministre espagnol depuis qu’il a ordonné le retrait de ses troupes de l’Irak [en 2004]. Mais c’est aussi la faute de Zapatero, qui, ces dernières années, a montré peu d’intérêt pour les affaires du monde […]. Sa politique étrangère s’apparente par moments aux plaidoyers d’une petite ONG.”
La presse espagnole s’est bien entendu fait l’écho de ce numéro spécial et elle bombe le torse, ravie que le pays ait les honneurs d’un magazine aussi réputé. “The Economist défend l’Espagne et affirme qu’elle doit être montrée en exemple”, se félicite ainsi El País, à l’image des autres grands quotidiens de Madrid et de Barcelone.
Marc Fernandez
Revue de presse parue dans Courrier International
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Il est beau mon Público !
30 septembre 2008 · Laisser un commentaire
La section espagnole de la Society for News Design vient de décerner ses prix. Grand vainqueur, le jeune quotidien Público, créé en septembre 2007 et récompensé comme le journal le mieux maquetté. Le jury a t tenu à le récompenser pour la qualité de ses infographies et de ses Unes. Ce journal, vendu 50 centimes et qui en 12 mois s’est posé en concurrent direct du mastodonte El País, est disponible gratuitement en PDF sur son site. (MF)
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Le rendez-vous du polar
28 juillet 2008 · Un commentaire
Comme chaque année au mois de juillet, la crème du polar s’est donné rendez-vous en Espagne. A Gijón, dans les Asturies. La Semana Negra, la Semaine Noire, a la particularité de durer… 10 jours.
A l’image de son créateur, l’écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II, cette semaine noire est tour à tour éclectique, folle, musicale, imaginaire, nutritive. Bref, elle est plus qu’un simple salon du livre. Au fil du temps, elle s’est transformée en véritable phénomène culturel. Elle célèbrait cette année sa 21e édition. Du 11 au 21 juillet dernier, plus d’un million de visiteurs s’y sont pressés pour célébrer ses 21 ans et près de 52 000 livres ont été vendus.
C’est sur la plage d’El Poniente et sur la promenade que se sont montés tous les stands. Ici, un libraire, là un vendeur de bijoux, en face un restaurant. Partout les distributeurs d’A Quemarropa (A bout portant), le quotidien du festival, doyen des publications espagnoles consacrées au noir. Entre les tentes blanches, vous rencontrez l’un des écrivains invités (les plus grands noms du polar, mais aussi de la SF et de la BD s’y donnent rendez-vous) avec qui vous pourrez deviser littérature autour d’un verre. Et ne vous étonnez pas de croiser un Taibo II, la moustache frétillante, courant partout, une canette de Pepsi à la main quelque soit l’heure. Au loin, la fête foraine bat son plein, tandis que chaque soir un concert a lieu sur une grande scène. Le festival n’ouvre ses portes qu’à partir de 17 heures pour ne les femer que tard dans la nuit.
« C’est une véritable fête populaire, nous mettons la culture dans la rue, à sa place, accessible au plus grand nombre et gratuite », affirme fièrement le papa de cette manifestation unique. Cette année encore les plus grandes plumes s’y sont pressées, auteurs de polars mais aussi d’autres genres. Jorge Semprun y a reçu un bel hommage par exemple, tout comme le poète espagnol Ángel González (décédé cette année) lors d’une veillée de poésie réunissant plus de 500 personnes à 2 heures du matin. Si vous passez dans le coin l’année prochaine, courez-y vite, cette Semaine Noire vaut le détour.
Marc Fernandez
Le site du festival : http://www.semananegra.org
Comme chaque année, la Semaine Noire a décerné ses prix.
Prix Dashiell Hammet du meilleur roman noir en langue espagnole : ex-aequo Juan Ramón Biedma (El imán y la brújula, Ediciones B) et Leonardo Oyola (Chamamé, ediciones Salto de página)
Prix Memorial Silverio Cañada du meilleur premier roman noir en langue espagnole : Carlos Salem (Camino de ida, ediciones Salto de página)
Prix Rodolfo Walsh de la meilleure enquête (le Pulitzer en langue espagnole) : Sanjuana Martínez (Prueba de la fe, la red de cardenales y obispos en la pederastia clerical, Planeta Mexico)
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